La saga de l’ascenseur de la Gare ou les limites du système POP

Le déjà célèbre ascenseur de la Gare est, il faut le rappeler, le résultat de l'odieux chantage des opposants à la réalisation de la route Le Locle-La Chaux-de-Fonds qui acceptaient de lever leur opposition pour autant, entre autres, qu'un accès rapide à la Gare du Locle soit construit, en principe par l'Etat puisque c'est ce dernier qui avait pris cet engagement . Or, les maîtres chanteurs allaient trouver avec le Conseil communal d'extrême gauche du Locle un terrain favorable pour mener à bien leur forfait.

Le Conseil général avalisait la décision de construire cet accès même si tous les doutes quant à la qualité du projet n'étaient pas levés.

Une fois les gabarits représentant la future réalisation mis en place un frisson d'horreur parcourut la population locloise. Notre groupe au Conseil général se permettait de faire une interpellation. Interpellation que, pour le groupe POP, Madame  tenta de noyer sous des propos quasi orduriers. Bien sûr elle défendait l'indéfendable : le projet étant sorti de la planche à dessin de Monsieur. Peu importait ce que pouvait penser la population, elle n'avait qu'à payer et se taire. Le système popiste n'allait quand même pas se laisser intimider par la démocratie.

Alors que la situation semblait désespérée pour toutes les personnes sensibles à l'esthétique des réalisations communales, la commission d'experts de l'UNESCO, tel un deus ex machina, disait stop. Pas de ça. Le projet a été transmis à un véritable bureau d'urbanisme qui a proposé un nouveau projet. L'inscription au patrimoine mondial de notre ville n'est pas un terrain de jeu pour les sorciers loclois de l'urbanisme.

Notre tort à nous est d'avoir vu juste avant les autres, d'avoir compris les enjeux mais nous ne devions pas le relever. Le système POP, sous une certaine bonhomie, entend jouer de sa puissance quitte à défigurer notre ville.

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